Le pape en visite aux Etats-Unis, où la population catholique est en perte de vitesse

Par Stéphanie Le Bars
Le Monde.fr
Washington, correspondance

Une immense affiche représentant le pape François à New York le 21 septembre 2015. SPENCER PLATT / AFP

Une immense affiche représentant le pape François à New York le 21 septembre 2015. SPENCER PLATT / AFP

Arrivant directement de Cuba, le pape François atterrit mardi soir 22 septembre 2015 aux Etats-Unis pour une première − et longue − visite diplomatique, politique et pastorale. Pour éviter tout problème de circulation, une partie des fonctionnaires de Washington, la capitale fédérale, ont été priés de rester travailler chez eux, mercredi 23 et jeudi 24 septembre. Philadelphie (Pennsylvanie), où le pape assistera ce week-end à la Rencontre mondiale des familles, se prépare tant bien que mal à accueillir plus d’un million de personnes.

Contraints de sécuriser les multiples lieux visités par le pape dans ces deux villes et à New York − où il s’exprimera devant l’Assemblée générale des Nations unies −, les services fédéraux assurent faire face à une situation quasi inédite dans l’histoire des Etats-Unis. Côté politique et protocolaire, l’agenda du vice-président, le catholique Joe Biden, est calé sur celui des messes et des discours, tandis que, pour la première fois de son histoire, le Congrès américain s’apprête à recevoir un pape. François, lui, vient découvrir un pays chrétien qu’il ne connaît pas, où les catholiques représentent 21 % de la population, soit environ 51 millions de personnes.

Une population catholique en perte de vitesse

Selon une récente enquête du Pew Research Center, la population catholique est, avec celle des protestants traditionnels, celle qui a connu l’une des plus fortes baisses ces dernières années. Dans un pays où le nombre de personnes non affiliées à une confession augmente régulièrement, atteignant 23  % des adultes en 2014, la part des catholiques est passée de 24 % à 21 % entre 2007 et 2014, perdant entre 1 et 3 millions de fidèles.

L’augmentation de la population hispanique avait permis ces dernières années le maintien des catholiques à la deuxième place derrière les protestants évangéliques (25 %), mais les latinos, à l’image de l’ensemble de la population américaine, changent désormais d’affiliation religieuse ou quittent toute religion. La popularité du pape − 70 % de la population américaine et 86 % des catholiques ont une bonne image de François − suffira-t-elle à inverser la tendance ?
Une Eglise marquée par la pédophilie

Après des années rythmées par la succession de scandales de pédophilie dans le clergé américain, l’image de l’Eglise semble se redresser, y compris chez les catholiques. Trente-six pour cent d’entre eux pensent que l’institution se porte mieux qu’avant, contre seulement 17 % en 2013, peu avant l’élection de François. Depuis une vingtaine d’années, la révélation d’affaires d’abus sexuels et de leur dissimulation par la hiérarchie américaine et vaticane a valu à l’Eglise catholique aux Etats-Unis une vague de défiance. Cela l’a aussi amenée à être la première à travers le monde à prôner la « tolérance zéro » à partir du début des années 2000.

De nombreux diocèses ont dû se déclarer en faillite pour pouvoir financer les compensations versées aux victimes, évaluées à plusieurs centaines de millions de dollars. Le processus n’est pas achevé et les associations de victimes demandent que le pape soit plus ferme encore dans la condamnation des faits, de leurs auteurs et, surtout, de ceux, dans la hiérarchie, qui les ont couverts.

Des fidèles divisés

Le Congrès, où le pape est attendu jeudi 24 septembre, compte 30 % d’élus catholiques, 69 républicains et 68 démocrates. En 2012, 50 % des catholiques ont voté pour le démocrate Barack Obama, 48 % pour son adversaire républicain, Mitt Romney. Ce clivage partisan se retrouve sur des thèmes chers à l’Eglise, qu’il s’agisse de la morale sexuelle (avortement, contraception, mariage gay…), de l’immigration ou plus récemment du climat.

Contrairement au pape, qui en a fait le cœur de sa dernière encyclique, seuls 51 % des catholiques républicains sont convaincus de la réalité du réchauffement climatique et seulement 24 % pensent qu’il relève de l’activité humaine. Chez les catholiques démocrates, en revanche, les proportions sont bien plus élevées (85 % et 62 %) et même supérieures à la moyenne de la population (68 % et 45 %).

Un épiscopat conservateur

Les évêques américains comptent dans leurs rangs une large proportion de prélats conservateurs, aux vues souvent plus traditionnelles que leurs fidèles. En décalage avec le pape actuel, qui sans remettre en cause la doctrine, se montre moins insistant que ses prédécesseurs sur la morale sexuelle, eux sont souvent enclins à mettre en avant ces questions.
Or, quand Rome et les évêques américains s’opposent avec force au mariage homosexuel, 66 % des catholiques américains jugent « acceptable » que des enfants soient élevés dans une famille homoparentale, selon un sondage du Pew Research Center, publié début septembre. Quarante-six pour cent estiment même que l’Eglise devrait reconnaître les unions homosexuelles. La visite du pape, qui s’achève par la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie pourrait être l’occasion d’aborder des sujets marquants, comme le sort des divorcés remariés ou l’accueil des familles non traditionnelles.

Des sujets qui fâchent

Au cours de ses 18 discours, dont 14 seront prononcés en espagnol, le pape ne manquera pas de dénoncer les excès du capitalisme, du consumérisme, le gaspillage ou les injustices sociales, criants aux Etats-Unis. Sur le climat ou l’immigration, il apparaîtra sans doute comme un soutien du camp démocrate. Reste à savoir la place qu’il octroiera à « la défense de la vie » (c’est-à-dire la lutte contre l’avortement) et à la liberté religieuse, chères aux républicains et qu’illustrent la bataille menée au Congrès contre le financement du Planning familial par des fonds fédéraux, ou le bref emprisonnement dans le Kentucky d’une fonctionnaire refusant de délivrer des certificats de mariage aux couples homosexuels.

lemonde. papa fídel cuba

Laudato si’: um “guia” para a leitura da Encíclica

Telogia da Pobreza Papa Laudato si

Laudato si’: um “guia”

Este texto oferece um instrumento de suporte para uma primeira leitura da Encíclica, ajudando a compreender o seu desenrolar na totalidade e a identificar as linhas principais. As primeiras duas páginas apresentam a Laudato si’ na sua globalidade; depois, cada página corresponde a um capítulo, indica seu objetivo e reproduz alguns trechos significativos. Os números entre parêntesis remetem aos parágrafos da Encíclica. As últimas duas páginas oferecem o índice completo.

Um olhar por inteiro

.
«Que tipo de mundo queremos deixar a quem vai suceder-nos, às crianças que estão a
crescer?» (160). Este interrogativo é o âmago da Laudato si’, a esperada Encíclica do Papa Francisco sobre o cuidado da casa comum. Que prossegue: «Esta pergunta não toca apenas o meio ambiente de maneira isolada, porque não se pode pôr a questão de forma fragmentária», e isso conduz a interrogar-se sobre o sentido da existência e sobre os valores que estão na base da vida social: « Para que viemos a esta vida? Para que trabalhamos e lutamos? Que necessidade tem de nós esta terra?»: « Se não pulsa nelas esta pergunta de fundo,– diz o Pontífice – não creio que as nossas preocupações ecológicas possam surtir efeitos importantes».

.
O nome da Encíclica foi inspirado na invocação de São Francisco «Louvado sejas, meu Senhor», que no Cântico das criaturas recorda que a terra, a nossa casa comum, « se pode comparar ora a uma irmã, com quem partilhamos a existência, ora a uma boa mãe, que nos acolhe nos seus braços» (1). Nós mesmos «somos terra (cfr Gen 2,7). O nosso corpo é constituído pelos elementos do planeta; o seu ar permite-nos respirar e a sua água vivifica-nos e restaura-nos» (2).

.
Agora, esta terra maltratada e saqueada se lamenta e os seus gemidos se unem aos de todos os abandonados do mundo. O Papa Francisco convida a ouvi-los, exortando todos e cada um – indivíduos, famílias, coletividades locais, nações e comunidade internacional – a uma «conversão ecológica», segundo a expressão de São João Paulo II, isto é, a «mudar de rumo», assumindo a beleza e a responsabilidade de um compromisso para o «cuidado da casa comum». Ao mesmo tempo, o Papa Francisco reconhece que se nota « uma crescente sensibilidade relativamente ao meio ambiente e ao cuidado da natureza, e cresce uma sincera e sentida preocupação pelo que está a acontecer ao nosso planeta. » (19), legitimando um olhar de esperança que permeia toda a Encíclica e envia a todos uma mensagem clara e repleta de esperança: « A humanidade possui ainda a capacidade de colaborar na construção da nossa casa comum. » (13); «o ser humano ainda é capaz de intervir de forma positiva » (58); «nem tudo está perdido, porque os seres humanos, capazes de tocar o fundo da degradação, podem também superar-se, voltar a escolher o bem e regenerar-se » (205).

.
O Papa Francisco se dirige certamente aos fiéis católicos, retomando as palavras de São João Paulo II: « os cristãos, em particular, advertem que a sua tarefa no seio da criação e os seus deveres em relação à natureza e ao Criador fazem parte da sua fé » (64), mas se propõe « especialmente entrar em diálogo com todos acerca da nossa casa comum » (3): o diálogo percorre todo o texto, e no cap. 5 se torna o instrumento para enfrentar e resolver os problemas. Desde o início, o Papa Francisco recorda que também «outras Igrejas e Comunidades cristãs – bem como noutras religiões – se tem desenvolvido uma profunda preocupação e uma reflexão valiosa» sobre o tema da ecologia (7). Ou melhor, assume explicitamente sua contribuição a partir do que foi dito pelo «amado Patriarca Ecuménico Bartolomeu» (7), amplamente citado nos nn. 8‐9. Em vários trechos, o Pontífice agradece aos protagonistas deste esforço – seja indivíduos, seja associações ou instituições –, reconhecendo que «a reflexão de inúmeros cientistas, filósofos, teólogos e organizações sociais que enriqueceram o pensamento da Igreja sobre estas questões» (7) e convida todos a reconhecer «a riqueza que as religiões possam oferecer para uma ecologia integral e o pleno desenvolvimento do género humano» (62).

.
O itinerário da Encíclica é traçado no n. 15 e se desenvolve em seis capítulos. Passa-se de uma análise da situação a partir das melhores aquisições científicas hoje disponíveis (cap. 1), ao confronto com a Bíblia e a tradição judaico-cristã (cap. 2), identificando a raiz dos problemas (cap. 3) na tecnocracia e num excessivo fechamento autorreferencial do ser humano. A proposta da Encíclica (cap. 4) é a de uma «ecologia integral, que inclua claramente as dimensões humanas e sociais» (137), indissoluvelmente ligadas com a questão ambiental. Nesta perspectiva, o Papa Francisco propõe (cap. 5) empreender em todos os níveis da vida social, econômica e política um diálogo honesto, que estruture processos de decisão transparentes, e recorda (cap. 6) que nenhum projeto pode ser eficaz se não for animado por uma consciência formada e responsável, sugerindo ideias para crescer nesta direção em nível educativo, espiritual, eclesial, político e teológico. O texto se conclui com duas orações, uma oferecida à partilha com todos os que acreditam num «Deus Criador Omnipotente» (246), e outra proposta aos que professam a fé em Jesus Cristo, ritmada pelo refrão «Laudato si’», com o qual a Encíclica se abre e se conclui.

.
O texto é atravessado por alguns eixos temáticos, analisados por uma variedade de perspectivas diferentes, que lhe conferem uma forte unidade: «a relação íntima entre os pobres e a fragilidade do planeta, a convicção de que tudo está estreitamente interligado no mundo, a crítica do novo paradigma e das formas de poder que derivam da tecnologia, o convite a procurar outras maneiras de entender a economia e o progresso, o valor próprio de cada criatura, o sentido humano da ecologia, a necessidade de debates sinceros e honestos, a grave responsabilidade da política internacional e local, a cultura do descarte e a proposta dum novo estilo de vida » (16).

Primeiro Capítulo – O que está a acontecer à nossa casa

.
O capítulo apresenta as mais recentes aquisições científicas em matéria ambiental como modo de ouvir o grito da criação, « transformar em sofrimento pessoal aquilo que acontece ao mundo e, assim, reconhecer a contribuição que cada um lhe pode dar » (19). Enfrentam-se assim «vários aspectos da actual crise ecológica» (15).

.
As mudanças climáticas: « As mudanças climáticas são um problema global com graves implicações ambientais, sociais, económicas, distributivas e políticas, constituindo actualmente um dos principais desafios para a humanidade» (25). Se « o clima é um bem comum, um bem de todos e para todos » (23), o impacto mais pesado da sua alteração recai sobre os mais pobres, mas muitos «daqueles que detêm mais recursos e poder económico ou político parecem concentrar-se sobretudo em mascarar os problemas ou ocultar os seus sintomas » (26): «a falta de reacções diante destes dramas dos nossos irmãos e irmãs é um sinal da perda do sentido de responsabilidade pelos nossos semelhantes, sobre o qual se funda toda a sociedade civil » (25).

.
A questão da água: O Pontífice afirma claramente que « o acesso à água potável e segura é um direito humano essencial, fundamental e universal, porque determina a sobrevivência das pessoas e, portanto, é condição para o exercício dos outros direitos humanos ». Privar os pobres do acesso à água significa « negar-lhes o direito à vida radicado na sua dignidade inalienável » (30).

.
A preservação da biodiversidade: « Anualmente, desaparecem milhares de espécies vegetais e animais que já não poderemos conhecer mais, que os nossos filhos não poderão ver, perdidas para sempre» (33). Não são somente eventuais “recursos” exploráveis, mas têm um valor em si mesmos. Nesta perspectiva, « são louváveis e, às vezes, admiráveis os esforços de cientistas e técnicos que procuram dar solução aos problemas criados pelo ser humano », mas a intervenção humana, quando se coloca a serviço da finança e do consumismo, « faz com que esta terra onde vivemos se torne realmente menos rica e bela, cada vez mais limitada e cinzenta » (34).

.
A dívida ecológica: no âmbito de uma ética das relações internacionais, a Encíclica indica que existe «uma verdadeira “dívida ecológica”» (51), sobretudo do Norte em relação ao Sul do mundo. Diante das mudanças climáticas, existem «responsabilidades diversificadas» (52), e as dos países desenvolvidos são maiores.

.
Consciente das profundas divergências quanto a essas problemáticas, o Papa Francisco se mostra profundamente impressionado com a «fraqueza das reacções» diante dos dramas de tantas pessoas e populações. Embora não faltem exemplos positivos (58), sinaliza «um certo torpor e uma alegre irresponsabilidade » (59). Faltam uma cultura adequada (53) e a disponibilidade em mudar estilos de vida, produção e consumo (59), enquanto é urgente «criar um sistema normativo […] que inclua limites invioláveis e assegure a protecção dos ecossistemas » (53).

Segundo capítulo – O Evangelho da criação

.
Para enfrentar as problemáticas ilustradas no capítulo precedente, o Papa Francisco relê as narrações da Bíblia, oferece uma visão global oriunda da tradição judaico-cristã e articula a «tremenda responsabilidade» (90) do ser humano diante da criação, o elo íntimo entre todas as criaturas e o fato de que «o meio ambiente é um bem colectivo, património de toda a humanidade e responsabilidade de todos» (95).

.
Na Bíblia, «o Deus que liberta e salva é o mesmo que criou o universo. […] n’Ele se conjugam o carinho e a força » (73). A narração da criação é central para refletir sobre a relação entre o ser humano e as outras criaturas e sobre como o pecado rompe o equilíbrio de toda a criação no seu conjunto: «Essas narrações sugerem que a existência humana se baseia sobre três relações fundamentais intimamente ligadas: as relações com Deus, com o próximo e com a terra. Segundo a Bíblia, essas três relações vitais romperam-se não só exteriormente, mas também dentro de nós. Esta ruptura é o pecado» (66).

.
Por isso, mesmo que nós « cristãos, algumas vezes interpretámos de forma incorrecta as Escrituras, hoje devemos decididamente rejeitar que, do facto de ser criados à imagem de Deus e do mandato de dominar a terra, se deduza um domínio absoluto sobre as outras criaturas» (67). Ao ser humano cabe a responsabilidade de «“cultivar e guardar” o jardim do mundo (cfr Gen 2,15)» (67), sabendo que «o fim último das restantes criaturas não somos nós. Mas todas avançam, juntamente connosco e através de nós, para a meta comum, que é Deus » (83).

.
Que o ser humano não seja o dono do universo, «não significa igualar todos os seres vivos e tirar ao ser humano aquele seu valor peculiar » que o caracteriza; « também não requer uma divinização da terra, que nos privaria da nossa vocação de colaborar com ela e proteger a sua fragilidade » (90). Nesta perspectiva, « todo o encarniçamento contra qualquer criatura «é contrário à dignidade humana» » (92), mas « não pode ser autêntico um sentimento de união íntima com os outros seres da natureza, se ao mesmo tempo não houver no coração ternura, compaixão e preocupação pelos seres humanos » (91). Necessita-se da consciência de uma comunhão universal: « criados pelo mesmo Pai, estamos unidos por laços invisíveis e formamos uma espécie de família universal, […]que nos impele a um respeito sagrado, amoroso e humilde » (89).

.
O coração da revelação cristã conclui o Capítulo: «Jesus terreno» com a «sua relação tão concreta e amorosa com o mundo» «ressuscitado e glorioso», está «presente em toda a criação com o seu domínio universal » (100).

Terceiro capítulo – A raiz humana da crise ecológica

.
Este capítulo apresenta uma análise da situação atual, «de modo a individuar não apenas os seus sintomas, mas também as causas mais profundas» (15), em um diálogo com a filosofia e as ciências humanas.

.
Um primeiro fulcro do capítulo são as reflexões sobre a tecnologia: é reconhecida, com gratidão, a sua contribuição para o melhoramento das condições de vida (102-103); todavia ela oferece «àqueles que detêm o conhecimento e sobretudo o poder económico para o desfrutar, um domínio impressionante sobre o conjunto do género humano e do mundo inteiro» (104). São precisamente as lógicas de domínio tecnocrático que levam a destruir a natureza e explorar as pessoas e as populações mais vulneráveis. «O paradigma tecnocrático tende a exercer o seu domínio também sobre a economia e a política» (109), impedindo reconhecer que «o mercado, por si mesmo[…] não garante o desenvolvimento humano integral nem a inclusão social» (109).

.
Na raiz se diagnostica na época moderna um excesso de antropocentrismo (116): o ser humano não reconhece mais sua correta posição em relação ao mundo e assume uma posição autorreferencial, centrada exclusivamente em si mesmo e no próprio poder. Deriva então uma lógica do «descartável» que justifica todo tipo de descarte, ambiental ou humano que seja, que trata o outro e a natureza como um simples objeto e conduz a uma miríade de formas de dominação. É a lógica que leva a explorar as crianças, a abandonar os idosos, a reduzir os outros à escravidão, a superestimar a capacidade do mercado de se autorregular, a praticar o tráfico de seres humanos, o comércio de peles de animais em risco de extinção e de “diamantes ensanguentados”. É a mesma lógica de muitas máfias, dos traficantes de órgãos, do tráfico de drogas e do descarte de crianças porque não correspondem ao desejo de seus pais. (123)

.
Nesta luz, a encíclica aborda duas questões cruciais para o mundo de hoje. Antes de tudo, o trabalho: «Em qualquer abordagem de ecologia integral que não exclua o ser humano, é indispensável incluir o valor do trabalho» (124), bem como «renunciar a investir nas pessoas para se obter maior receita imediata é um péssimo negócio para a sociedade» (128).

.
A segunda diz respeito aos limites do progresso científico, com clara referência aos OGM (132-136), que são «uma questão de carácter complexo» (135). Embora «nalgumas regiões, a sua utilização ter produzido um crescimento económico que contribuiu para resolver determinados problemas, há dificuldades importantes que não devem ser minimizadas» (134), a partir da «concentração de terras produtivas nas mãos de poucos» (134). O Papa Francisco pensa em particular nos pequenos produtores e trabalhadores rurais, na biodiversidade, na rede de ecossistemas. É, portanto, preciso assegurar «um debate científico e social que seja responsável e amplo, capaz de considerar toda a informação disponível e chamar as coisas pelo seu nome» a partir de «linhas de pesquisa autónomas e interdisciplinares que possam trazer nova luz» (135).

Quarto capítulo – Uma ecologia integral

.
O coração da proposta da Encíclica é a ecologia integral como novo paradigma de justiça; uma ecologia «que integre o lugar específico que o ser humano ocupa neste mundo e as suas relações com a realidade que o circunda» (15). De fato, «isto impede-nos de considerar a natureza como algo separado de nós ou como uma mera moldura da nossa vida» (139). Isto vale, por mais que vivemos em diferentes campos: na economia e na política, nas diversas culturas, em particular modo nas mais ameaçadas, e até mesmo em cada momento da nossa vida cotidiana.

.
A perspectiva integral põe em jogo também uma ecologia das instituições: « Se tudo está relacionado, também o estado de saúde das instituições de uma sociedade tem consequências no ambiente e na qualidade de vida humana: “toda a lesão da solidariedade e da amizade cívica provoca danos ambientais” » (142). Com muitos exemplos concretos, o Papa Francisco reafirma o seu pensamento: há uma ligação entre questões ambientais e questões sociais e humanas que nunca pode ser rompida. Assim, « a análise dos problemas ambientais é inseparável da análise dos contextos humanos, familiares, laborais, urbanos, e da relação de cada pessoa consigo mesma » (141), enquanto «Não há duas crises separadas, uma ambiental e outra social, mas uma única e complexa crise sócio-ambiental» (139).

.
Esta ecologia integral «é inseparável da noção de bem comum» (156), a ser entendida, no entanto, de modo concreto: no contexto de hoje, no qual «há tantas desigualdades e são cada vez mais numerosas as pessoas descartadas, privadas dos direitos humanos fundamentais» comprometer-se pelo bem comum significa fazer escolhas solidárias com base em «uma opção preferencial pelos mais pobres» (158). Esta é também a melhor maneira para deixar um mundo sustentável às gerações futuras, não com proclamas, mas através de um compromisso de cuidado dos pobres de hoje, como já havia sublinhado Bento XVI: «para além da leal solidariedade entre as gerações, há que reafirmar a urgente necessidade moral de uma renovada solidariedade entre os indivíduos da mesma geração» (162).

.
A ecologia integral envolve também a vida diária, para a qual a Encíclica reserva uma atenção específica em particular em ambiente urbano. O ser humano tem uma grande capacidade de adaptação e «admirável é a criatividade e generosidade de pessoas e grupos que são capazes de dar a volta às limitações do ambiente, […] aprendendo a orientar a sua existência no meio da desordem e precariedade» (148). No entanto, um desenvolvimento autêntico pressupõe um melhoramento integral na qualidade da vida humana: espaços públicos, moradias, transportes, etc. (150-154).

.
Também «o nosso corpo nos coloca em uma relação direta com o meio ambiente e com os outros seres vivos. A aceitação do próprio corpo como dom de Deus é necessária para acolher e aceitar o mundo inteiro como dom do Pai e casa comum; pelo contrário, uma lógica de domínio sobre o próprio corpo transforma-se numa lógica, por vezes subtil, de domínio sobre a criação» (155).

Quinto capítulo – Algumas linhas de orientação e acção

.
Este capítulo aborda a pergunta sobre o que podemos e devemos fazer. As análises não podem ser suficientes: são necessárias propostas «de diálogo e de acção que envolvam seja cada um de nós seja a política internacional» (15), e « que nos ajudem a sair da espiral de autodestruição onde estamos a afundar» (163). Para o Papa Francisco é imprescindível que a construção de caminhos concretos não seja enfrentada de modo ideológico, superficial ou reducionista. Por isso, é indispensável o diálogo, termo presente no título de cada seção deste capítulo: «Há discussões sobre questões relativas ao meio ambiente, onde é difícil chegar a um consenso. […] a Igreja não pretende definir as questões científicas, nem substituir-se à política, mas [eu] convido a um debate honesto e transparente para que as necessidades particulares ou as ideologias não lesem o bem comum» (188).

.
Com esta base o Papa Francisco não tem medo de fazer um julgamento severo sobre as dinâmicas internacionais recentes: «as cimeiras mundiais sobre o meio ambiente dos últimos anos não corresponderam às expectativas, porque não alcançaram, por falta de decisão política, acordos ambientais globais realmente significativos e eficazes» (166). E se pergunta: «Para que se quer preservar hoje um poder que será recordado pela sua incapacidade de intervir quando era urgente e necessário fazê-lo?» (57). Servem, ​​em vez disso, como os Pontífices repetiram várias vezes, a partir da Pacem in Terris, formas e instrumentos eficazes de governança global (175): «precisamos de um acordo sobre os regimes de governança para toda a gama dos chamados bens comuns globais» (174), já que «”a protecção ambiental não pode ser assegurada apenas com base no cálculo financeiro de custos e benefícios. O ambiente é um dos bens que os mecanismos de mercado não estão aptos a defender ou a promover adequadamente”» (190), que retoma as palavras do Compêndio da Doutrina Social da Igreja).

.
Sempre neste capítulo, o Papa Francisco insiste sobre o desenvolvimento de processos de decisão honestos e transparentes, para poder «discernir» quais políticas e iniciativas empresariais poderão levar «a um desenvolvimento verdadeiramente integral» (185). Em particular, o estudo do impacto ambiental de um novo projeto «requer processos políticos transparentes e sujeitos a diálogo, enquanto a corrupção, que esconde o verdadeiro impacto ambiental dum projecto em troca de favores, frequentemente leva a acordos ambíguos que fogem ao dever de informar e a um debate profundo» (182).

.
Particularmente significativo é o apelo dirigido àqueles que detêm cargos políticos, para que se distanciem da lógica «eficientista e imediatista» (181) hoje dominante: «se ele tiver a coragem de o fazer, poderá novamente reconhecer a dignidade que Deus lhe deu como pessoa e deixará, depois da sua passagem por esta história, um testemunho de generosa responsabilidade» (181).

Sexto capítulo – Educação e espiritualidade ecológicas

.
O último capítulo vai ao cerne da conversão ecológica à qual a Encíclica convida. As raízes da crise cultural agem em profundidade e não é fácil reformular hábitos e comportamentos. A educação e a formação continuam sendo desafios centrais: «toda mudança tem necessidade de motivações e dum caminho educativo» (15); estão envolvidos todos os ambientes educacionais, por primeiro « a escola, a família, os meios de comunicação, a catequese» (213).

.
O início é apostar «em uma mudança nos estilos de vida» (203-208), que também abre à possibilidade de “exercer uma pressão salutar sobre quantos detêm o poder político, económico e social» (206). Isso é o que acontece quando as escolhas dos consumidores conseguem «a mudança do comportamento das empresas, forçando-as a reconsiderar o impacto ambiental e os modelos de produção» (206).

.
Não se pode subestimar a importância de percursos de educação ambiental capazes de incidir sobre gestos e hábitos cotidianos, da redução do consumo de água, à diferenciação do lixo até «apagar as luzes desnecessárias» (211): «Uma ecologia integral é feita também de simples gestos quotidianos, pelos quais quebramos a lógica da violência, da exploração, do egoísmo» (230). Tudo isto será mais fácil a partir de um olhar contemplativo que vem da fé: «O crente contempla o mundo, não como alguém que está fora dele, mas dentro, reconhecendo os laços com que o Pai nos uniu a todos os seres. Além disso a conversão ecológica, fazendo crescer as peculiares capacidades que Deus deu a cada crente, leva-o a desenvolver a sua criatividade e entusiasmo» (220).

.
Retorna à linha proposta na Evangelii Gaudium: « A sobriedade, vivida livre e conscientemente, é libertadora» (223), bem como «A felicidade exige saber limitar algumas necessidades que nos entorpecem, permanecendo assim disponíveis para as muitas possibilidades que a vida oferece» (223); desta forma torna-se possível « voltar a sentir que precisamos uns dos outros, que temos uma responsabilidade para com os outros e o mundo, que vale a pena ser bons e honestos» (229).

.
Os santos acompanham-nos neste caminho. São Francisco, muitas vezes mencionado, é «o exemplo por excelência do cuidado pelo que é frágil e por uma ecologia integral, vivida com alegria» (10), modelo de como «são inseparáveis a preocupação pela natureza, a justiça para com os pobres, o empenhamento na sociedade e a paz interior (10). Mas a encíclica recorda também São Bento, Santa Teresa de Lisieux e o Beato Charles de Foucauld.
Após a Laudato si, o exame de consciência, o instrumento que a Igreja sempre recomendou para orientar a própria vida à luz da relação com o Senhor, deverá incluir uma nova dimensão, considerando não apenas como se vive a comunhão com Deus, com os outros, consigo mesmo, mas também com todas as criaturas e a natureza.

ÍNDICE
L AUDATO SI’, mi’ Signore [1-2] . . . . . . 3
Nada deste mundo nos é indiferente [3-6] . . . . 4
Unidos por uma preocupação comum [7-9] . . . . 7
São Francisco de Assis [10-12] . . . . . . . 10
O meu apelo [13-16] . . . . . . . . . . . 12
CAPÍTULO I
O QUE ESTÁ A ACONTECER À NOSSA CASA
1. P OLUIÇÃO E MUDANÇAS CLIMÁTICAS . . 18
Poluição, resíduos e cultura do descarte
[20-22] . . . . . . . . . . . . 18
O clima como bem comum [23-26] . . . . 20
2. A QUESTÃO DA ÁGUA [27-31] . . . . . 24
3. P ERDA DE BIODIVERSIDADE [32-42]. . . 27
4. D ETERIORAÇÃO DA QUALIDADE DE VIDA
HUMANA E DEGRADAÇÃO SO CIAL [43-47] 34
5. D ESIGUALDADE PLANETÁRIA [48-52] . . 37
6. A FRAQUEZA DAS REACÇÕES [53-59] . . 43
7. D IVERSIDADE DE O PINIÕES [60-61] . . . 47
CAPÍTULO II
O EVANGELHO DA CRIAÇÃO
1. A LUZ QUE A FÉ OFERE CE [63-64] . . . 49
2. A SABEDORIA DAS NARRAÇÕES BÍBLICAS
[65-75] . . . . . . . . . . . . 51
3. O MISTÉRIO DO UNIVERSO [76-83] . . . 60
4. A MENSAGEM DE CADA CRIATURA NA HARMONIA DE TODA A CRIAÇÃO [84-88] . . 66
5. U MA COMUNHÃO UNIVERSAL [89-92] . . 70
190
6. O DESTINO COMUM DOS BENS [93-95] . . 73
7. O OLHAR DE JESUS [96-100] . . . . . 75
CAPÍTULO III
A RAIZ HUMANA DA CRISE ECOLÓGICA
1. A TE CNOLOGIA: CRIATIVIDADE E PODER
[102-105] . . . . . . . . . . . 79
2. A GLO BALIZAÇÃO DO PARADIGMA TE CNO CRÁTICO [106-114] . . . . . . . . 82
3. CRISE DO ANTRO PO CENTRISMO MODERNO
E SUAS CONSEQUÊN CIAS [115-121] . . 90
O relativismo prático [122-123] . . . . . 94
A necessidade de defender o trabalho [124-129] 96
A inovação biológica a partir da pesquisa
[130-136] . . . . . . . . . . . 101
CAPÍTULO IV
UMA ECOLOGIA INTEGRAL
1. E COLOGIA AMBIENTAL, E CONÓMICA E SO CIAL [138-142] . . . . . . . . . 107
2. E COLOGIA CULTURAL [143-146] . . . . 112
3. E COLOGIA DA VIDA QUOTIDIANA [147-155] 114
4. O PRIN CÍPIO DO BEM COMUM [156-158] 120
5. A JUSTIÇA INTERGENERACIONAL [159-162] 122
CAPÍTULO V
ALGUMAS LINHAS DE ORIENTAÇÃO E ACÇÃO
1. O DIÁLOGO SO BRE O MEIO AMBIENTE NA
POLÍTICA INTERNACIONAL [164-175] . 127
2. O DIÁLOGO PARA NOVAS POLÍTICAS NACIONAIS E LO CAIS [176-181] . . . . 135
3. D IÁLOGO E TRANSPARÊN CIA NOS PRO CESSOS DE CISÓRIOS [182-188] . . . . . 140
4. P OLÍTICA E E CONOMIA EM DIÁLOGO PARA
A PLENITUDE HUMANA [189-198]. . . 144
5. A S RELIGIÕES NO DIÁLOGO COM AS CIÊN CIAS [199-201] . . . . . . . . . 152
CAPÍTULO VI
EDUCAÇÃO E ESPIRITUALIDADE ECOLÓGICAS
1. A PONTAR PARA OUTRO ESTILO DE VIDA
[203-208] . . . . . . . . . . . 155
2. E DUCAR PARA A ALIANÇA ENTRE A HUMANIDADE E O AMBIENTE [209-215] . . 159
3. A CONVERSÃO E COLÓGICA [216-221] . . 164
4. A LEGRIA E PAZ [222-227] . . . . . . 168
5. A MOR CIVIL E POLÍTICO [228-232] . . . 172
6. O S SINAIS SACRAMENTAIS E O DESCANSO
CELE BRATIVO [233-237] . . . . . . 175
7. A TRINDADE E A RELAÇÃO ENTRE AS CRIATURAS [238-240] . . . . . . . . . 180
8. A RAINHA DE TODA A CRIAÇÃO [241-242] 182
9. P ARA ALÉM DO SOL [243-246] . . . . . 183
Oração pela nossa terra . . . . . . . . . . 184
Oração cristã com a criação . . . . . . . . . 185

El Papa Francisco denuncia las lacras del mundo actual, presentes en el calvario de Cristo

Clama contra algunos problemas como la corrupción o la indiferencia de las personas ante quienes sufren

 

Papa paixão

paixão

El Papa Francisco presidió este viernes el Vía Crucis en el Coliseo de Roma y, a su término, denunció con firmeza las lacras o problemas que afligen al mundo en la actualidad, representadas todas ellas en «la crueldad» del calvario de Cristo.

El Pontífice siguió este acto desde la colina del Palatino, situada frente al Anfiteatro Flavio, y a sus pies se congregaron miles de personas que asistieron a esta sugestiva ceremonia que rememora el camino de Jesús de Nazaret hacia su ejecución y muerte. Al término de la misma, Bergoglio pronunció una breve alocución en la que denunció la «crueldad» de algunas situaciones actuales que se corresponden, a su juicio, con el calvario de Cristo, como la corrupción o la indiferencia de las personas ante quienes sufren.

«En la crueldad de tu Pasión, Señor, vemos la crueldad de nuestras acciones y a todos los abandonados por los familiares, por la sociedad. En tu cuerpo herido vemos a aquellos desfigurados por nuestra indiferencia», lamentó en tono sobrio.

También recordó a «nuestros hermanos cristianos» que «son perseguidos, decapitados y crucificados ante nuestros propios ojos y, a menudo, con nuestro silencio cómplice». Durante el Vía Crucis, de más de una hora de duración, el Papa permaneció sumido en un profundo recogimiento.

Mientras, la cruz fue pasando de unas personas a otras hasta completar su recorrido desde el Coliseo hasta el Palatino, pasando por cada una de las catorce estaciones que componen su tránsito. En cada una de estas etapas se leyó una de las catorce meditaciones redactadas, esta vez, por Renato Corti, obispo emérito de la ciudad septentrional italiana de Novara, y que hicieron referencia a problemas actuales como la corrupción de menores.

Los encargados de portar la cruz este año fueron representantes de diferentes circunstancias sociales, de tal modo que participaron en el acto enfermos, familias y personas procedentes de zonas en conflicto como Irak, Siria, Nigeria o Tierra Santa.El cardenal vicario de Roma, Agostino Vallini, fue el encargado de inaugurar y clausurar el Via Crucis, un acto que inició con la recomendación de fortalecer la fe mediante «la oración, la vigilancia, la sinceridad y la verdad».

En el año en el que la Santa Sede celebrará el Sínodo de la Familia –entre el 4 y el 25 de octubre–, esta célula de la sociedad estuvo muy presente en el Via Crucis. Así, durante las tres estaciones sucesivas portaron la cruz dos familias numerosas italianas y otra con hijos adoptivos naturales de Brasil.

Ponerse en lugar del otro

21via_sacra_coliseu

En este sentido, Corti reseñó «los dramas familiares presentes en el mundo» que, a su juicio, «son fáciles de juzgar pero es más importante ponerse en el lugar de los otros y ayudarles en la medida de los posible». En este sugestivo recorrido también estuvieron representados los enfermos como Marzia De Michele, que portó la cruz acompañada por su hermana y su asistente.

También se abordó la presencia femenina en el mundo y, en esta ocasión, las mujeres estuvieron representadas por sor Sundus Qasmusa y sor Susan Sulaima, dos monjas dominicanas de Santa Catalina de Siena procedentes de Irak. También portaron la cruz dos hombres de nacionalidad siria, durante una estación en la que se meditó sobre fenómenos como la soledad, el abandono, la indiferencia o la pérdida de seres queridos.

«Inconmensurable es el sufrimiento de aquellos que se ven involucrados en acontecimientos crueles, en palabras de odio o de falsedad. Que se topan con corazones de piedra que provocan lágrimas y conducen a la desesperación», recordó Corti en su texto.

También participaron en este Via Crucis personas procedentes de Nigeria, Egipto o China, un país, este último, con el que el Vaticano no mantiene relaciones diplomáticas desde 1951 y con el que, en la actualidad, se estaría produciendo un acercamiento.

Los dos ciudadanos chinos portaron la cruz durante una estación en la que se recapacitó sobre «los acontecimientos que violan la dignidad del hombre» como el tráfico de personas, los niños soldado o «el trabajo que se convierte en esclavitud».

En este momento el autor denunció la situación de «los muchachos y los adolescentes que son ultrajados, vulnerados en su intimidad, bárbaramente profanados», en alusión a los jóvenes que padecen abusos sexuales. «Tú (Jesús) nos empujas a pedir perdón con humildad a quienes sufren estos ultrajes y a rezar para que finalmente se despierte la conciencia de quien ha oscurecido el cielo en la vida de las personas», dijo. ABC/ España

 

“Nossa vida não termina diante da pedra de um sepulcro”

A pedra removida

 

vaticano ressur

«A pedra do sofrimento foi removida deixando espaço à esperança»: na evocativa imagem escolhida pelo Papa Francisco para descrever «o grande mistério da Páscoa», está a chave de leitura para viver o tríduo santo. De facto, na vigília do início das celebrações pascais, o Pontífice dedicou a audiência geral ao «ápice de todo o ano litúrgico» e, acrescentou, «também o ponto culminante da nossa vida cristã». Porque, explicou aos numerosos fiéis presentes na praça de São Pedro, «a nossa vida não acaba diante da pedra de um sepulcro»; ao contrário, «vai além com a esperança em Cristo que ressuscitou precisamente daquele sepulcro».

“Adorando a Cruz, olhando Jesus, pensemos no amor, no serviço, na nossa vida, nos mártires cristãos e também nos fará bem pensar no final da nossa vida. Ninguém de nós sabe quando isso vai acontecer, mas podemos pedir a graça de poder dizer: Pai, fiz o que pude. Está consumado”.

 

Última Ceia (C. 1150). Catedral de Chartres, França

Última Ceia (C. 1150). Catedral de Chartres, França

 

O Tríduo se abre com a celebração da Última Ceia. Jesus, na véspera de sua paixão, oferece ao Pai o seu corpo e o seu sangue sob as espécies de pão e de vinho e, doando-os em alimento para os apóstolos, ordenou-lhes perpetuar a oferta em sua memória. O Evangelho desta celebração, recordando o lava pés, exprime o mesmo significado da Eucaristia sob outra perspectiva. Jesus – como um servo – lava os pés de Simão Pedro e dos outros onze discípulos (cfr Jo 13, 4-5). Com esse gesto profético, Ele exprime o sentido da sua vida e da sua paixão, aquele do serviço a Deus e aos irmãos: “O Filho do homem, de fato, não veio para ser servido, mas para servir” (Mc 10, 45).

Isso aconteceu também no nosso Batismo, quando a graça de Deus nos lavou do pecado e fomos revestidos de Cristo (cfr Col 3, 10). Isso acontece cada vez que fazemos o memorial do Senhor na Eucaristia: fazemos comunhão com Cristo Servo para obedecer ao seu mandamento, aquele de nos amarmos como Ele nos amou (cfr Jo 13, 34; 15, 12). Se nos aproximamos da santa Comunhão sem estarmos sinceramente dispostos a lavarmos os pés uns dos outros, não reconhecemos o Corpo do Senhor. É o serviço de Jesus que doa a si mesmo, totalmente.

Depois, depois de amanhã, na liturgia da Sexta-Feira Santa, meditamos o mistério da morte de Cristo e adoramos a Cruz. Nos últimos instantes de vida, antes de entregar o espírito ao Pai, Jesus disse: “Está consumado!” (Jo 19, 30). O que significa esta palavra? Que Jesus diga: “Está consumado”? Significa que a obra da salvação está cumprida, que todas as Escrituras encontram seu cumprimento no amor de Cristo, Cordeiro imolado. Jesus, com seu Sacrifício, transformou a maior injustiça no maior amor.

Ao longo dos séculos há homens e mulheres que, com o testemunho da sua existência, refletem o raio deste amor perfeito, pleno, não contaminado. Gosto de recordar um heroico testemunho dos nossos dias, Don Andrea Santoro, sacerdote da diocese de Roma e missionário na Turquia. Algum dia antes de ser assassinado em Tresbisonda, escreveu: “Estou aqui para morar no meio desse povo e permitir a Jesus fazê-lo emprestando-lhe a minha carne… Uma pessoa se torna capaz de salvação somente oferecendo a própria carne. O mal do mundo seja suportado e a dor seja partilhada, absorvendo-a na própria carne até o fim, como fez Jesus” (A. Polselli, Don Andrea Santoro, as heranças, Cidade Nova, Roma 2008, p. 31). Este exemplo de um homem dos nossos tempos e tantos outros nos apoiam em oferecer a nossa vida como dom de amor aos irmãos, à imitação de Jesus. E também hoje há tantos homens e mulheres, verdadeiros mártires que oferecem suas vidas com Jesus para confessar a fé, somente por esse motivo. É um serviço, serviço do testemunho cristão até o sangue, serviço que Cristo noz fez: redimiu-nos até o fim. E este é o significado daquela palavra “Está consumado”. Que belo será se todos nós, ao fim da nossa vida, com os nossos erros, os nossos pecados, também com as nossas boas obras, com o nosso amor ao próximo, possamos dizer ao Pai como Jesus: “Está consumado”; não com a perfeição com a qual Ele disse, mas dizer: “Senhor, fiz tudo o que pude fazer. Está consumado”. Adorando a Cruz, olhando Jesus, pensemos no amor, no serviço, na nossa vida, nos mártires cristãos e também nos fará bem pensar no final da nossa vida. Ninguém de nós sabe quando isso vai acontecer, mas podemos pedir a graça de poder dizer: “Pai, fiz o que pude. Está consumado”.

O Sábado Santo é o dia em que a Igreja contempla o “repouso” de Cristo no túmulo depois do vitorioso combate da cruz. No Sábado Santo, a Igreja, uma vez mais, se identifica com Maria: toda a sua fé é recolhida nela, a primeira e perfeita discípula, a primeira e perfeita crente. Na obscuridade que envolve o criado, Ela permanece sozinha a manter acessa a chama da fé, esperando contra toda esperança (cfr Rm 4, 18) na Ressurreição de Jesus.

E na grande Vigília Pascal, em que ressoa novamente o Aleluia, celebramos Cristo Ressuscitado centro e fim do cosmo e da história; vigiamos cheios de esperança à espera do seu retorno, quando a Páscoa terá a sua plena manifestação.

Às vezes a escuridão da noite parece penetrar na alma; às vezes pensamos: “agora não há mais nada a fazer” e o coração não encontra mais a força de amar… Mas justamente naquela escuridão Cristo acende o fogo do amor de Deus: um brilho quebra a escuridão e anuncia um novo início, algo começa no escuro mais profundo. Nós sabemos que a noite é “mais noite”, é mais escura pouco antes que comece o dia. Mas justamente naquela escuridão é Cristo que vence e acende o fogo do amor. A pedra da dor é abatida, deixando espaço à esperança. Eis o grande mistério da Páscoa! Nesta noite santa, a Igreja nos entrega a luz do Ressuscitado, para que em nós não haja o remorso de quem diz “por agora…”, mas a esperança de quem se abre a um presente cheio de futuro: Cristo venceu a morte, e nós com Ele. A nossa vida não termina diante da pedra de um sepulcro, a nossa vida vai além com a esperança em Cristo que ressuscitou justamente daquele sepulcro. Como cristãos, somos chamados a ser sentinelas da manhã, que sabem discernir os sinais do Ressuscitado, como fizeram as mulheres e os discípulos reunidos no sepulcro na aurora do primeiro dia da semana.

Queridos irmãos e irmãs, nestes dias do Tríduo Santo não nos limitemos a celebrar a paixão do Senhor, mas entremos no mistério, façamos nossos os seus sentimentos, as suas atitudes, como nos convida a fazer o apóstolo Paulo: “Tenhais em vós mesmos os sentimentos de Cristo Jesus” (Fil 2, 5). Assim, a nossa será uma “feliz Páscoa”.

 

Papa Francisco: Jejum da injustiça

 

sete pecados capitais por Bosch

 

 

 

2015-02-20 L’Osservatore Romano

«Usar Deus para cobrir a injustiça é um pecado gravíssimo». A severa admoestação contra as iniquidades sociais, sobretudo as que são provocadas pelos que exploram os trabalhadores, foi pronunciada pelo Papa Francisco durante a missa celebrada na manhã de sexta-feira, 20 de Fevereiro, na capela de Santa Marta.

O Pontífice reflectiu sobre a oração com a qual no início do rito foi elevado ao Senhor o pedido de «nos acompanhar neste caminho quaresmal, para que a observância exterior corresponda a uma renovação profunda do espírito». Ou seja, para que «o que fazemos exteriormente tenha uma correspondência, dê frutos no Espírito: em síntese, «que aquela observância exterior não seja uma formalidade».

Para tornar mais concreta a sua reflexão, Francisco citou o exemplo de quem pratica o jejum quaresmal pensando: «Hoje é sexta-feira, não se pode comer carne, comerei um bom prato de marisco, um bom banquete… Eu observo… não como carne». Mas assim – disse logo a seguir – «pecas de gula». De resto, é precisamente «esta a distinção entre o formal e o real» de que fala a primeira leitura litúrgica, tirada do livro do profeta Isaías (58, 1-9a). No trecho as «pessoas lamentam-se porque o Senhor não ouvia os seus jejuns». Por seu lado o Senhor reprova o povo, com as palavras que o Pontífice resumiu do seguinte modo: «No dia do vosso jejum, vós ocupais-vos dos vossos negócios, oprimis os vossos operários. Jejuais entre litígios e contendas e dando punhos iníquos». Por isso «este não é jejum, não comer a carne mas depois fazer todas estas coisas: zangar-se, explorar os operários» e assim por diante.

 

Também Jesus, acrescentou Francisco, «condenou esta proposta da piedade nos fariseus, nos doutores da lei: fazer muitas observâncias exteriores, mas sem a verdade do coração». Com efeito, o Senhor diz: «Não jejueis como fazeis hoje, mudai o vosso coração. E qual é o jejum que eu quero? Desatar as correntes iníquas, eliminar os vínculos do jugo, mandar os oprimidos em liberdade, dividir o pão com o faminto, introduzir em casa os miseráveis, os desabrigados, vestir um necessitado sem descuidar os teus parentes, fazendo justiça». Isto, esclareceu o Papa, «é o jejum verdadeiro, que não é apenas exterior, uma observância exterior, mas um jejum que vem do coração».

 

 

sete pecados capitais por Bosch. Gula

sete pecados capitais por Bosch. Gula

 

Sucessivamente o Pontífice observou que «as tábuas» contêm «a lei em relação a Deus e ao próximo», e que ambas caminham juntas. «Eu não posso dizer: cumpro os primeiros três mandamentos… e os outros mais ou menos. Não, estão juntos: o amor a Deus e o amor ao próximo são uma unidade e se queres fazer penitência, real e não formal, deves fazê-la diante de Deus e também do irmão, com o próximo». É suficiente pensar no que disse o apóstolo Tiago: «Podes até ter muita fé, mas a fé sem obras está morta; para que serve?».

O mesmo é válido para «a minha vida cristã» comentou Francisco. E a quem procura ter a consciência limpa garantindo: «Eu sou um grande católico, padre, gosto muito… Vou sempre à missa, todos os domingos, recebo a comunhão…» o Papa respondeu: «Está bem. E como é a relação com os teus empregados? Dás-lhes os contributos? Recebem um salário justo? Depositas a contribuição para a reforma? Para garantir a saúde e a assistência sociais?». Infelizmente muitos «homens e mulheres têm fé, mas dividem as tábuas da lei. Não se podem fazer «ofertas à Igreja à custa da injustiça» perpetrada em relação dos próprios empregados. E é precisamente isto que o profeta Isaías faz compreender: «Não é um bom cristão o que não é justo com as pessoas que dependem dele». E também não o é «aquele que não se despoja de algo que lhe é necessário para o dar a outro necessitado».

Portanto, «o caminho da Quaresma é duplo: a Deus e ao próximo». E deve ser «real, não meramente formal». Francisco reafirmou que não se trata só «de não comer carne à sexta-feira», ou seja, «de fazer alguma coisita» e depois deixar «crescer o egoísmo, a exploração do próximo, a ignorância dos pobres». É preciso dar um salto de qualidade, pensando sobretudo em quem tem menos. O Pontífice explicou-o dirigindo-se idealmente a cada fiel: «Como estás de saúde tu que és um bom cristão?» – «Graças a Deus, bem; mas também quando preciso vou imediatamente ao hospital e dado que sou sócio de uma segurança social, visitam-me imediatamente e dão-me os remédios necessários» – «É uma coisa boa, agradece ao Senhor». Mas pensastes nos que não têm esta relação social com o hospital e quando chegam devem esperar seis, sete, oito horas?». Não é um exagero, disse Francisco, revelando que ouviu uma experiência do género de uma mulher que nos dias passados esperou oito horas para uma consulta urgente.

O pensamento do Papa dirigiu-se para todas as «pessoas que aqui em Roma vivem assim: «crianças e idosos que não têm a possibilidade de ser visitados por um médico». E «a Quaresma serve» precisamente «para pensar nelas»; e para reflectir no modo como as ajudar. Em conclusão o Papa dirigiu uma oração ao Senhor para que acompanhe «o nosso caminho quaresmal» fazendo com que «a observância exterior corresponda a uma profunda renovação do Espírito».

Papa Francisco: “É no Evangelho dos marginalizados que se descobre e revela a nossa credibilidade”

“Servir aos outros é nosso único título de honra!”. O Papa Francisco celebrou com os novos cardeais na Basílica de São Pedro na manhã deste domingo (15/02), exortando-os a seguir a lógica de Jesus e o caminho da Igreja: acolher e integrar os que batem à porta, mas também ir buscar, sem medo e preconceito, os distantes.

O Santo Padre dedicou sua longa e articulada homilia à compaixão de Jesus diante da marginalização e a sua vontade de integração. Inspirado na Liturgia do dia, o Papa explicou que Jesus se deixa “envolver na dor e nas necessidades das pessoas”, Jesus tem um coração que “não se envergonha de ter compaixão”, uma compaixão, voltada a reintegrar o marginalizado.

Para ilustrar esta marginalização, Francisco toma como exemplo o leproso, que pela antiga lei, era “afastado e marginalizado pela comunidade”, considerado impuro. E o objetivo era “salvar os sãos e proteger os justos”, marginalizando assim o “perigo” e tratando sem piedade o contagiado:

“Imaginai quanto sofrimento e quanta vergonha devia sentir, física, social, psicológica e espiritualmente, um leproso! Não é apenas vítima da doença, mas sente que é também o culpado, punido pelos seus pecados. É um morto-vivo, como «se o pai lhe tivesse cuspido na cara». Além disso, o leproso suscita medo, desprezo, nojo e, por isso, é abandonado pelos seus familiares, evitado pelas outras pessoas, marginalizado pela sociedade; mais, a própria sociedade o expulsa e constringe a viver em lugares afastados dos sãos, exclui-o. E o modo como o faz é tal que, se um indivíduo são se aproximasse de um leproso seria severamente punido e com frequência tratado, por sua vez, como leproso”.

Jesus cura um leproso – mosaico medieval na Catedral de Monreale. Clique para ampliar

Jesus cura um leproso – mosaico medieval na Catedral de Monreale

Em contraposição à antiga lei, Jesus revoluciona e sacode com força aquela “mentalidade fechada no medo e auto-limitada pelos preconceitos”, declara a ineficácia da lei do talião, diz que não agrada a Deus a observância do sábado que despreza o homem e o condena, e não condena a mulher pecadora, pronta a ser apedrejada. “Jesus revoluciona as consciências no Sermão da Montanha, abrindo novos horizontes para a humanidade e revelando plenamente a lógica de Deus, a lógica do amor baseada na liberdade, na caridade, no zelo saudável e no desejo salvífico de Deus”:

“Jesus, novo Moisés, quis curar o leproso, quis tocá-lo, quis reintegrá-lo na comunidade, sem Se «autolimitar» nos preconceitos; sem Se adequar à mentalidade dominante do povo; sem Se preocupar de modo algum com o contágio. Jesus responde à súplica do leproso sem demora e sem os habituais adiamentos para estudar a situação e todas as eventuais consequências. Para Jesus, o que importa acima de tudo é alcançar e salvar os afastados, curar as feridas dos doentes, reintegrar a todos na família de Deus. E isto deixou alguém escandalizado!”

Jesus não tem medo do “escândalo” que suas atitudes possam causar nas pessoas com esquemas mentais e espirituais fechados. Francisco diz serem estas duas lógicas de pensamento e de fé: o medo de perder os salvos e o desejo de salvar os perdidos:

“Hoje, às vezes, também acontece encontrarmo-nos na encruzilhada destas duas lógicas: a dos doutores da lei, ou seja marginalizar o perigo afastando a pessoa contagiada, e a lógica de Deus que, com a sua misericórdia, abraça e acolhe reintegrando e transformando o mal em bem, a condenação em salvação e a exclusão em anúncio”.

O Santo Padre recorda que as lógicas “marginalizar e reintegrar” percorrem toda a história da Igreja, e cita Paulo, cuja atividade missionária escandalizava e encontrava grande resistência e mesmo hostilidade por parte daqueles que exigiam uma observância incondicional da lei. “O caminho da Igreja, desde o Concílio de Jerusalém em diante, é sempre o de Jesus: o caminho da misericórdia e da integração”:

“Isto não significa subestimar os perigos nem fazer entrar os lobos no rebanho, mas acolher o filho pródigo arrependido; curar com determinação e coragem as feridas do pecado; arregaçar as mangas em vez de ficar a olhar passivamente o sofrimento do mundo. O caminho da Igreja é não condenar eternamente ninguém; derramar a misericórdia de Deus sobre todas as pessoas que a pedem com coração sincero; o caminho da Igreja é precisamente sair do próprio recinto para ir à procura dos afastados nas «periferias» da existência; adotar integralmente a lógica de Deus; seguir o Mestre, que disse: «Não são os que têm saúde que precisam de médico, mas os que estão doentes. Não foram os justos que Eu vim chamar ao arrependimento, mas os pecadores»”.

O retorno do filho pródigo, por Rembrandt

O retorno do filho pródigo, por Rembrandt

Ao curar o leproso – explica o Papa – Jesus não provoca nenhum dano em quem é são, antes, o livra do mal; não lhe cria perigo, mas lhe dá um irmão, não despreza a Lei, mas preza o homem, para o qual Deus inspirou a Lei. De fato, Jesus liberta os sãos da tentação do “irmão mais velho”:

“A caridade é criativa, encontrando a linguagem certa para comunicar com todos aqueles que são considerados incuráveis e, portanto, intocáveis. O contacto é a verdadeira linguagem comunicativa, a mesma linguagem afectiva que comunicou a cura ao leproso. Quantas curas podemos realizar e comunicar, aprendendo esta linguagem! Era um leproso e tornou-se arauto do amor de Deus”.

“Esta é a lógica de Jesus e o caminho da Igreja”, disse o Papa Francisco dirigindo-se aos Cardeais: “Não só acolher e integrar, com coragem evangélica, aqueles que batem à nossa porta, mas ir à procura, sem preconceitos nem medo, dos afastados revelando-lhes gratuitamente aquilo que gratuitamente recebemos. «Quem diz que permanece em [Cristo], deve caminhar como Ele caminhou”. E reiterou, que “a disponibilidade total para servir os outros, é o nosso sinal distintivo, é o nosso único título de honra”!

Por fim, o Papa invoca a intercessão de Maria, que “sofreu em primeira pessoa a marginalização devido às calúnias”, para que alcance a graça de “sermos servos fiéis de Deus” e exortou os novos cardeais:

“Exorto-vos a servir a Igreja de tal maneira que os cristãos – edificados pelo nosso testemunho – não se sintam tentados a estar com Jesus, sem quererem estar com os marginalizados, isolando-se numa casta que nada tem de autenticamente eclesial. Exorto-vos a servir Jesus crucificado em toda a pessoa marginalizada, seja pelo motivo que for; a ver o Senhor em cada pessoa excluída que tem fome, que tem sede, que não tem com que se cobrir; a ver o Senhor que está presente também naqueles que perderam a fé ou se afastaram da prática da sua fé; o Senhor, que está na cadeia, que está doente, que não tem trabalho, que é perseguido; o Senhor que está no leproso, no corpo ou na alma, que é discriminado. Não descobrimos o Senhor, se não acolhemos de maneira autêntica o marginalizado”.

O Papa conclui recordando a imagem de São Francisco que não teve medo de abraçar o leproso e acolher os que sofrem qualquer tipo de marginalização: “Verdadeiramente é no evangelho dos marginalizados que se descobre e revela a nossa credibilidade”. (JE)

Sermão da Montanha, por Carl Bloch, século XIX. Clique para ampliar

Sermão da Montanha, por Carl Bloch, século XIX

Eis a homilia na íntegra:

«Senhor, se quiseres, podes purificar-me». Compadecido, Jesus, estendeu a mão, tocou-o e disse: «Quero, fica purificado» (cf. Mc 1, 40-41). A compaixão de Jesus! Aquele «padecer com» levava-O a aproximar-Se de cada pessoa atribulada! Jesus não Se retrai, antes, pelo contrário, deixa-Se comover pelo sofrimento e as necessidades do povo, simplesmente porque Ele sabe e quer «padecer com», porque possui um coração que não se envergonha de ter «compaixão».

Ele «já não podia entrar abertamente numa cidade; ficava fora, em lugares despovoados» (Mc 1, 45). Isto significa que, além de curar o leproso, Jesus tomou sobre Si também a marginalização que impunha a Lei de Moisés (cf. Lv 13, 1-2.45-46). Não teme o risco de assumir o sofrimento alheio, mas paga por inteiro o seu preço (cf. Is 53, 4).

A compaixão leva Jesus a agir de forma concreta: a reintegrar o marginalizado. Temos aqui os três conceitos-chave que a Igreja nos propõe na liturgia da palavra hodierna: a compaixão de Jesus perante a marginalização e a sua vontade de integração.

Marginalização: Moisés, ao tratar juridicamente a questão dos leprosos, reclama que sejam afastados e marginalizados da comunidade, enquanto persistir o mal, e declara-os «impuros» (cf. Lv 13, 1-2.45-46).

Imaginai quanto sofrimento e quanta vergonha devia sentir, física, social, psicológica e espiritualmente, um leproso! Não é apenas vítima da doença, mas sente que é também o culpado, punido pelos seus pecados. É um morto-vivo, como «se o pai lhe tivesse cuspido na cara» (cf. Nm 12, 14).

Além disso, o leproso suscita medo, desprezo, nojo e, por isso, é abandonado pelos seus familiares, evitado pelas outras pessoas, marginalizado pela sociedade; mais, a própria sociedade o expulsa e constringe a viver em lugares afastados dos sãos, exclui-o. E o modo como o faz é tal que, se um indivíduo são se aproximasse de um leproso seria severamente punido e com frequência tratado, por sua vez, como leproso.

A finalidade desta legislação era «salvar os sãos», «proteger os justos» e, para os defender de qualquer risco, marginalizava «o perigo» tratando sem piedade o contagiado. De facto, assim decretou o sumo sacerdote Caifás: «Convém que morra um só homem pelo povo, e não pereça a nação inteira» (Jo 11, 50).

Integração: Jesus revoluciona e sacode intensamente aquela mentalidade fechada no medo e autolimitada pelos preconceitos. Contudo Ele não abole a Lei de Moisés, mas leva-a à perfeição (cf. Mt 5, 17), declarando, por exemplo, a ineficácia contraproducente da lei de talião; declarando que Deus não gosta da observância do sábado que despreza o homem e o condena; ou, quando perante a mulher pecadora, não a condena, pelo contrário salva-a do zelo cego de quantos já estavam prontos para a lapidar sem dó nem piedade, convictos de aplicar a Lei de Moisés. Jesus revoluciona também as consciências no Sermão da Montanha (cf. Mt 5), abrindo novos horizontes para a humanidade e revelando plenamente a lógica de Deus: a lógica do amor, que não se baseia no medo mas na liberdade, na caridade, no zelo salutar e no desígnio salvífico de Deus: «Deus, nosso Salvador, quer que todos os homens sejam salvos e cheguem ao conhecimento da verdade» (1 Tm 2, 3-4). «Prefiro a misericórdia ao sacrifício» (Mt 12, 7; cf. Os 6, 6).

Jesus, novo Moisés, quis curar o leproso, quis tocá-lo, quis reintegrá-lo na comunidade, sem Se «autolimitar» nos preconceitos; sem Se adequar à mentalidade dominante do povo; sem Se preocupar de modo algum com o contágio. Jesus responde à súplica do leproso sem demora e sem os habituais adiamentos para estudar a situação e todas as eventuais consequências. Para Jesus, o que importa acima de tudo é alcançar e salvar os afastados, curar as feridas dos doentes, reintegrar a todos na família de Deus. E isto deixou alguém escandalizado!

Jesus não teme este tipo de escândalo. Não olha às mentes fechadas que se escandalizam até por uma cura, que se escandalizam diante de qualquer abertura, qualquer passo que não entre nos seus esquemas mentais e espirituais, qualquer carícia ou ternura que não corresponda aos seus hábitos de pensar e à sua pureza ritualista. Ele quis integrar os marginalizados, salvar aqueles que estão fora do acampamento (cf. Jo 10).

Trata-se de duas lógicas de pensamento e de fé: o medo de perder os salvos e o desejo de salvar os perdidos. Hoje, às vezes, também acontece encontrarmo-nos na encruzilhada destas duas lógicas: a dos doutores da lei, ou seja marginalizar o perigo afastando a pessoa contagiada, e a lógica de Deus que, com a sua misericórdia, abraça e acolhe reintegrando e transformando o mal em bem, a condenação em salvação e a exclusão em anúncio.

Estas duas lógicas percorrem toda a história da Igreja: marginalizar e reintegrar. São Paulo, ao pôr em prática o mandamento do Senhor de levar o anúncio do Evangelho até aos últimos confins da terra (cf. Mt 28, 19), escandalizou e encontrou forte resistência e grande hostilidade sobretudo da parte daqueles que exigiam, inclusive aos pagãos convertidos, uma observância incondicional da Lei mosaica. O próprio São Pedro foi duramente criticado pela comunidade, quando entrou na casa de Cornélio, um centurião pagão (cf. Act 10) .

O caminho da Igreja, desde o Concílio de Jerusalém em diante, é sempre o de Jesus: o caminho da misericórdia e da integração. Isto não significa subestimar os perigos nem fazer entrar os lobos no rebanho, mas acolher o filho pródigo arrependido; curar com determinação e coragem as feridas do pecado; arregaçar as mangas em vez de ficar a olhar passivamente o sofrimento do mundo. O caminho da Igreja é não condenar eternamente ninguém; derramar a misericórdia de Deus sobre todas as pessoas que a pedem com coração sincero; o caminho da Igreja é precisamente sair do próprio recinto para ir à procura dos afastados nas «periferias» da existência; adoptar integralmente a lógica de Deus; seguir o Mestre, que disse: «Não são os que têm saúde que precisam de médico, mas os que estão doentes. Não foram os justos que Eu vim chamar ao arrependimento, mas os pecadores» (Lc 5, 31-32).

Curando o leproso, Jesus não provoca qualquer dano a quem é são, antes livra-o do medo; não lhe cria um perigo, mas dá-lhe um irmão; não despreza a Lei, mas preza o homem, para o qual Deus inspirou a Lei. De facto, Jesus liberta os sãos da tentação do «irmão mais velho» (cf. Lc 15, 11-32) e do peso da inveja e da murmuração dos «trabalhadores que suportaram o cansaço do dia e o seu calor» (cf. Mt 20, 1-16).

Consequentemente, a caridade não pode ser neutra, indiferente, morna ou esquiva. A caridade contagia, apaixona, arrisca e envolve. Porque a caridade verdadeira é sempre imerecida, incondicional e gratuita (cf. 1 Cor 13). A caridade é criativa, encontrando a linguagem certa para comunicar com todos aqueles que são considerados incuráveis e, portanto, intocáveis. O contacto é a verdadeira linguagem comunicativa, a mesma linguagem afectiva que comunicou a cura ao leproso. Quantas curas podemos realizar e comunicar, aprendendo esta linguagem! Era um leproso e tornou-se arauto do amor de Deus. Diz o Evangelho: «Ele, porém, assim que se retirou, começou a proclamar e a divulgar o sucedido» (cf. Mc 1, 45).

Amados novos Cardeais, esta é a lógica de Jesus, este é o caminho da Igreja: não só acolher e integrar, com coragem evangélica, aqueles que batem à nossa porta, mas ir à procura, sem preconceitos nem medo, dos afastados revelando-lhes gratuitamente aquilo que gratuitamente recebemos. «Quem diz que permanece em [Cristo], deve caminhar como Ele caminhou» (1 Jo 2, 6). A disponibilidade total para servir os outros é o nosso sinal distintivo, é o nosso único título de honra!

Nesta Eucaristia, que nos vê reunidos ao redor do altar do Senhor, invoquemos a intercessão de Maria, Mãe da Igreja, que sofreu em primeira mão a marginalização por causa das calúnias (cf. Jo 8, 41) e do exílio (cf. Mt 2, 13-23), para que nos alcance a graça de sermos servos fiéis a Deus. Ensine-nos Ela – que é a Mãe – a não termos medo de acolher com ternura os marginalizados; a não temermos a ternura e a compaixão; que Ela nos revista de paciência acompanhando-os no seu caminho, sem buscar os triunfos dum sucesso mundano; que Ela nos mostre Jesus e faça caminhar como Ele.

Amados irmãos, com os olhos fixos em Jesus e em Maria nossa Mãe, exorto-vos a servir a Igreja de tal maneira que os cristãos – edificados pelo nosso testemunho – não se sintam tentados a estar com Jesus, sem quererem estar com os marginalizados, isolando-se numa casta que nada tem de autenticamente eclesial. Exorto-vos a servir Jesus crucificado em toda a pessoa marginalizada, seja pelo motivo que for; a ver o Senhor em cada pessoa excluída que tem fome, que tem sede, que não tem com que se cobrir; a ver o Senhor que está presente também naqueles que perderam a fé ou se afastaram da prática da sua fé; o Senhor, que está na cadeia, que está doente, que não tem trabalho, que é perseguido; o Senhor que está no leproso, no corpo ou na alma, que é discriminado. Não descobrimos o Senhor, se não acolhemos de maneira autêntica o marginalizado. Recordemos sempre a imagem de São Francisco, que não teve medo de abraçar o leproso e acolher aqueles que sofrem qualquer género de marginalização. Verdadeiramente é no evangelho dos marginalizados que se descobre e revela a nossa credibilidade!

 

 

Trazo fino

Hace tiempo que el fundamentalismo (sobre todo el islámico) se encuentra en la mira de la izquierda y de la derecha. Todos nos unimos en su contra, con trazo grueso. Pero vale la pregunta: ¿qué individuos, qué particularidades son aplastados bajo ese rótulo? ¿Cuántas reflexiones, mea culpas y aberraciones se simplifican bajo el grito de “¡Soy Charlie!”?

hipocrisia

por Flavio Rapisardi


¿Je suis ou je ne suis pas Charlie? Desde el asesinato de doce personas por presuntas ofensas al Islam en la revista liberal de izquierda Charlie Hebdo, la sensibilidad media argentina —tan rápida al escozor ante el dolor de los demás (Susan Sontag dixit) mientras sean rubios, europeos, es decir, como dicta el imaginario tilingo que cree describirnos— reaccionó casi convocando a una nueva marcha para cantar La Marsellesa en la Recoleta. Facebook y Twitter fueron un campo minado: opiniones, debates y alguna puteada. Dejando de lado las teorías conspirativas, que de tan ficcionales ya no podemos dejar de sospechar sobre lo real que allí adviene (recordemos cómo la serie Rubicon, que relataba la participación de la NSA y agencias tercerizadas en supuestos atentados islámicos no fue soportada por espectador*s yanquis y fue levantada luego de 13 capítulos), repasemos opiniones, recorramos su historia, reubiquemos los sentidos que produce ese humor. Charlie Hebdo tiene una historia de crítica a todos los fundamentalismos religiosos: cristiano (en sus variantes), judío (en sus variantes), islámico (en sus variantes). También una clara posición pro vida, es decir pro aborto, ya que oponerse a la interrupción voluntaria del embarazo es condenar a muerte a millones de mujeres. En sus tapas y en sus páginas nadie duda de que circulaba un río de ironía “crítica” al decir de Richard Rorty bajo la forma del humor, ese ¿género? que cuesta tanto tratar de convertir en objeto de reflexión cuando grupos vulnerados son objeto de sus retóricas narrativas y visuales.

El chiste malo

Cuando googleé los ejemplares de Charlie Hebdo me vinieron a la memoria Satiricón y Humor, dos revistas que supieron colar palazos a la dictadura, pero que también reproducían un machismo y una discriminación hacia el colectivo lgbt que daba para preguntar: che muchach*s, ustedes de tan crític*s, ¿no sabían nada de Stonewall, el FLH, Perlongher, la persecución franquista a las maricas catalanas o las brutales palizas a gays y trans en las comisarías? La excusa del “contexto”, el “momento histórico” y similares ya me hartan: cuando distintos grupos son marcados, discriminados y hasta exterminados (a Daniel Feierstein le debemos estas reflexiones), no usemos a la “Historia” como blanco al que le endilgamos responsabilidad. En nuestras terapias sabemos que eso se llama neurosis y en la cultura, irresponsabilidad, cuando no fascismo.

Mientras mis dedos posteaban o tuiteaban por el tema, me acordé de un libro: La lengua del Tercer Reich. Apuntes de un filólogo, de Victor Klemperer. Lo cito textual, ya que en primera persona cuenta una situación que a él, como intelectual judío en la Alemania nazi, le tocó vivir: “Nos anotamos en una excursión sorpresa. Dos autobuses llenos, unas ochenta personas, el público más pequeño burgués imaginable… En Lübau, parada para tomar un café, con actuaciones cabaretísticas… El presentador empieza con un poema patético al líder y salvador de Alemania… La gente se mantiene en silencio, apática, y el aplauso de una sola persona al final… Luego, el hombre cuenta una historia… Una señora judía pide que le ondulen el pelo. ‘Lo siento, señora, pero no puedo.’ ‘¿Cómo que no puede?’ ‘¡Imposible! El Führer aseguró solemnemente en el boicot a los judíos, y eso sigue siendo válido a pesar de las leyendas negras que circulan por ahí, que en Alemania no se le debe tocar el pelo a ningún judío…’ Risas y aplausos durante minutos. ¿No puedo sacar una conclusión? ¿No son el chiste y su acogida importantes para cualquier análisis sociológico o político?” Fin de la cita.

Izquierda y derecha unidas

En este marco de posts y tuits, los liberalismos de izquierda y el ateísmo militante que festeja solsticios el 24 de diciembre sin saber que está reviviendo un rito mitraico, es decir, la religión de las sanguinarias y machistas legiones romanas, sostienen que está bien la crítica a todas las religiones y todos los fundamentalismos. Separemos, condición inicial de todo análisis. Nadie duda de la crítica a los fundamentalismos, ni que Charlie Hebdo les dio palos al catolicismo y al judaísmo ortodoxo, pero lo hizo en el marco de un país católico y en una geopolítica en la que Israel, ahora “Estado judío”, masacra pueblos sin ningún tipo de respeto a los derechos humanos. ¿Justifico aquí la ablación de clítoris y la burka? Bajo ningún concepto. Sólo me parece que hay que estar atent*s sobre qué se convierte en objeto de humor y qué no. ¿Hacemos humor con la bota o con el/la aplastad*? Las críticas de Charlie Hebdo contra el fundamentalismo islámico son necesarias; la pregunta es: ¿de qué modo esas críticas no refuerzan la conformación del Islam como la nueva barbarie contra la que se mide el Occidente “moderno”? ¿Se pueden leer las tapas de Charlie Hebdo donde critican todos los fundamentalismos en el mismo registro en el contexto (sí, contexto) actual?

Yo estuve en Ginebra con motivo de la revisión de la Conferencia de Durban, donde se revisaba la aplicación de la resolución que varios países, entre ellos el nuestro, habían suscripto en Sudáfrica. Allí, en el paquete edificio de las Naciones Unidas, vi cómo el bloque europeo, que hace rato quiere hacer naufragar esta conferencia (EE.UU. e Israel ya se fueron en su inauguración por no soportar la presencia palestina) porque su profundización implicaría, por ejemplo, avanzar con la reparación a Africa por las secuelas del sistema esclavista, se retiró del recinto cuando el delirante ex presidente iraní Mahmud Ahmadinejad iba a hacer uso de la palabra y Holanda, cabeza de la vanguardia de retiro, decía que no quería convalidar a un presidente “homofóbico”. ¡No en mi nombre, estimado continente! Sólo la presencia del bloque de América latina y el Caribe, Africa y Asia aseguraron que no cayeran las negociaciones de una conferencia enclenque, pero que es algo mejor que nada. Y al negacionista Mahmud le respondió el embajador argentino en su propia cara; no sólo atacó su antisemitismo y negacionismo de la Shoá sino que también nombró todas las formas de discriminación que la conferencia estaba dejando afuera: diversidad sexo-genérica, personas privadas de libertad, entre otras. ¡Eso es democracia, Europa!

La población lgbt y las mujeres no la pasan nada bien en algunos países islámicos. Tampoco en otras naciones de diversas religiones: el pentecostalismo africano quema putos vivos, y las africanistas que no permiten que mujeres o gays hagan su camino de Ifá, es decir, su consagración religiosa superior, compiten por el siniestro podio.

homofobia

 

Sólo basta recorrer los países donde todavía la pena de muerte pende sobre nosotr*s. Y como el imperialismo es hábil, creó un concepto que much*s suelen confundir con “derechos humanos”: me refiero a “human security”, concepto que abarca la vulneración de derechos de las mujeres, lgbt, “minorías” y otros grupos como pretextos para una invasión. Claro, pretexto: porque las razones son siempre la industria armamentista, el petróleo y otros recursos naturales.

matar fanatismo religião terrorismo

 

Esto es algo que Judith Butler, una intelectual que tuvo el coraje como intelectual judía, lesbiana y neoyorquina de entrar al BDS, es decir, a la iniciativa internacional de boicot a Israel, la que con su pluma implacable nos alerta que “los debates sobre la política sexual se asocian invariablemente a la política de las nuevas comunidades migrantes, puesto que se basan en las ideas fundacionales de cultura que precondicionan la asignación de derechos básicos”. Por esto no fue casual que en el año 2006 la candidata “socialista” Ségolène Royal y el derechista Nicolas Sarkozy cerraran filas políticas y dijeran que los disturbios de 2005, donde se quemaron coches por parte de jóvenes desempleados, fueran producto de un deterioro en la relaciones familiares entre los migrantes: todo un canto al más conservador de los familiarismos que Benedicto XVI consagró en sus exhortaciones apostólicas.

Butler no defiende el Islam así como critica al Estado judío. Pero muy inteligentemente nos advierte sobre los posibles usos de nuestros reclamos en una narrativa de una pretendida guerra de “civilizaciones”: ahora resulta que una institución misógina y machista como las fuerzas de seguridad tercerizadas de Guantánamo “resocializan” musulmanes varones, obligándolos a toqueteos mutuos y fellatios. O arrancan el velo a mujeres musulmanas en Abu Ghraib para hacer circular instantáneas que pretenden “comunicar” liberación. Los musulmanes están siendo configurados como el abyecto externo contra el cual el “moderno” Occidente justifica su superioridad mientras invade por recursos y reactiva su industria armamentista y de la construcción, y paralelamente convierte a las comunidades migrantes islámicas en el blanco del odio, ya que se las pretende mostrar como la “emasculación del Estado”. ¿Por qué ell*s deben gozar de derechos como la salud con nuestros impuestos? No sólo en la Argentina se debaten dos modelos. El capitalismo —que siempre está en crisis, pero nunca terminal como señala cierta izquierda— está en una nueva etapa de “culturización” en la que a mujeres y a l*s lgbti se nos pretende convertir en signos de una nueva evangelización modernizadora. Butler, alertando sobre las conquistas de nuestros colectivos como un paraíso encarnado para siempre, nos alerta a pensar “ahora” para que nuestra libertad no sea parte de una cultura que sancione formas de abyección y de odio de un Occidente tan monstruoso para tant*s. Por eso, ahora, no en mi nombre. Je ne suis pas Charlie.